L’Union européenne insiste sur l’amélioration du climat des affaires au Cameroun

YAOUNDE, 14 novembre (Aznapress) — L’Union européenne, partenaire traditionnel très actif dans le financement des infrastructures et des appuis budgétaires pour accroître la compétitivité de l’économie du Cameroun, a insisté jeudi à Yaoundé sur l’amélioration du climat des affaires qui continue de préoccuper dans le pays d’Afrique centrale.
« Le climat des affaires a fait l’objet d’une intense discussion, parce que nous sommes tous dans une dynamique qui vise à mobiliser davantage les ressources du secteur privé », a déclaré à la presse Alamine Ousmane Mey, le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
Cette déclaration a été faite au terme d’une session du dialogue économique mis en place par les deux partenaires pour renforcer leur coopération bilatérale où le financement des infrastructures énergétiques et routières ainsi que les appuis budgétaires occupent une place de plus en plus importante, dans un contexte de compétition entre l’UE et la Chine suivie de la Russie au Cameroun.
Parmi les appuis financiers européens au poids lourd de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, composée en outre du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad), un volet est dédié au secteur privé qui n’arrête pas de se plaindre de la persistance d’entraves fiscalo-administratives et judiciaires à l’activité économique.
Pourtant, a indiqué le ministre de l’Economie, « un secteur privé productif, c’est autant d’emplois créés, autant de richesses créées, une amélioration de la qualité de vie des populations ».
Rendre le climat des affaires « encore plus incitatif » comme le préconise l’Union européenne, devient impératif. Les discussions lors de la session du dialogue économique ont aussi insisté sur la nécessité de « mettre en place tous les instruments susceptibles de renforcer le dialogue entre le secteur privé et le secteur public ».
Le Cameroun a été classé 140e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption 2023 établir par Transparency International. Selon la Banque mondiale, ce classement est dû aux problèmes de gouvernance que connaît le pays et freinent son développement, le rendant moins attractif aux yeux des investisseurs.
Il est aussi considéré comme étant un pays à risque pour les banques d’affaires établies sur sol, lesquelles s’en désengagent progressivement et y ferment leurs portes. (Fin)