Participation confirmée de l’UE au financement du plus grand barrage hydroélectrique du Cameroun

YAOUNDE, 14 novembre (Aznapress) — Partenaire traditionnel du Cameroun fortement concurrencé aujourd’hui par la Chine et la Russie, l’Union européenne (UE) a confirmé jeudi à Yaoundé son engagement à participer au financement du projet de centrale hydroélectrique de Kikot, le plus grand ouvrage du genre jamais réalisé au Cameroun.
C’est une annonce faite par Jean-Marc Chataigner, l’ambassadeur et chef de la délégation de l’UE au Cameroun, au terme d’une session du dialogue économique mis en place par les deux partenaires pour renforcer leur coopération bilatérale où le financement des infrastructures occupe une place de plus en plus importante, dans un contexte de compétition entre l’UE et la Chine suivie de la Russie.
D’une capacité installée de 500 mégawattheures, la centrale hydroélectrique de Kikot sur le fleuve Sanaga représenté le plus grand ouvrage de cette nature jamais réalisé au Cameroun. Le début du chantier est prévu pour 2025 pour une mise en œuvre en 2030. Le coût des travaux est estimé à un milliard d’euros, soit plus de 650 milliards de francs CFA.
Le soutien de la Banque mondiale est sollicité comme principal bailleur de fonds pour la réalisation de cette infrastructure énergétique essentielle pour renforcer la compétitivité de l’économie camerounaise. Elle sera pilotée sous l’égide de la société Kikot-Mbebe Hydro Power Company, créée en septembre 2023 et codétenue par l’Etat du Cameroun et le groupe français EDF.
Pour l’heure, les pouvoirs publics camerounais s’apprêtent à mettre en service le barrage hydroélectrique de Nachtigal, le plus important jusqu’ici avec une capacité installée de 420 mégawattheures prévue à terme et construit également sur le fleuve Sanaga. Aux côté de la Banque mondiale, l’Union européenne en fait aussi partie des sources de financement.
Pour l’ambassadeur et chef de la délégation de l’UE au Cameroun, cette coopération prévoit de s’étendre à d’autres projets importants tels que « la voie de contournement de Yaoundé, qui est un projet très concret qu’on veut mettre en place. On a parlé du bus à transit rapide, le BTR, qu’on veut mettre en place sur Yaoundé ».
Sont cités aussi, un nouveau pont sur le fleuve Ntem pour relier Campo au Cameroun et Bata en Guinée équatoriale, « un corridor stratégique que nous voulons développer », puis l’extension de la liaison ferroviaire entre Ngaoundéré, ville du Nord-Cameroun, et N’Djamena, la capitale tchadienne.
« On a parlé des projets routiers que nous voulons mettre en place aussi avec le Cameroun. Donc, plein d’initiatives, plein de projets, plein de partenariats concrets et visibles au bénéfice de la population camerounaise », a précisé le diplomate européen face à la presse. (Fin)