La dette publique du Cameroun estimée à 43,2% du PIB en 2024

YAOUNDE, 16 novembre (Aznapress) — Le Cameroun, engagé depuis plus d’une décennie dans la réalisation d’importants chantiers d’infrastructures de transport, d’énergie et à caractère social en vue de l’accroissement de la compétitivité de son économie, cumule en 2024 une dette publique de l’ordre de 43,2% du produit intérieur brut (PIB), selon les estimations officielles.
Rapporté à la norme communautaire de 70% du PIB établie par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à laquelle le Cameroun appartient avec le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad, ce taux d’endettement apparaît comme étant bas.
Mais, de l’avis d’Abdoulaye Yaouba, ministre délégué auprès du ministre des Finances, lors d’une intervention vendredi à Yaoundé, « la gestion de notre dette publique qui représente aujourd’hui environ 43,2% du produit intérieur brut » constitue l’un des « défis importants » auxquels « nous sommes confrontés » pour l’atteinte des objectifs de croissance économique inclusive.
Surtout, sous surveillance suite à un programme d’ajustement structurel conclu en 2017, le Cameroun est classé pays à risque d’endettement élevé par le Fonds monétaire international (FMI) dont une mission conjointe avec la Banque mondiale récemment en visite dans le pays a insisté sur la suppression totale des subventions publiques sur le carburant.
« En 2024, nous avons entrepris de diversifier nos sources de financement en explorant des options telles que les émissions d’obligations sur le marché local et puis des levées de fonds sur le marché financier international de 550 millions de dollars », a indiqué Yaouba lors de la publication du rapport d’octobre 2024 du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne.
« Ce travail est essentiel pour garantir la viabilité de notre économie, s’assurer que nous disposons des ressources nécessaires pour nos programmes de développement tout en apurant progressivement les arriérés de la dette intérieure », a-t-il ajouté. (Fin)