Au Cameroun, des icônes de la chanson donnent de la voix en faveur de l’environnement

YAOUNDE, 27 décembre (Aznapress) — Une brochette de vedettes de la chanson au Cameroun au rang desquelles Rachel Tchoungui, une chanteuse au talent immense, et Ottou Marcellin, lauréat du Prix Découvertes RFI en 1982, se sont produits lors d’un spectacle live inédit à l’occasion d’une activité de sensibilisation à la protection de l’environnement jeudi soir 26 décembre à Yaoundé.
Cet important événement se résumait par un show case et une causerie éducative sur la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique au Cameroun, pays du Bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale du monde qui couvre également le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RD Congo et la République centrafricaine (RCA).
C’est une initiative de l’agence d’information multimédia Aznapress, menée avec le concours financier de Pulitzer Center aux Etats-Unis et inspirée de l’article intitulé « Why the Congo Basin is Vital for the Fight against Climate Breakdown » du journaliste Alex Hess et publié notamment sur le site de cet organisme américain.
En plus des prestations électrisantes des monuments Rachel Tchoungui et Ottou Marcellin, le célèbre pianiste, arrangeur et producteur Ruben Binam et son orchestre Kemit 7, le chanteur, chorégraphe et plasticien Tonton Marcel ainsi que la pianiste Fleur Mayo, une étoile montante, ont aussi enflammé le podium du centre culturel Ubuntu, théâtre de l’événement.













WE ARE THE WORLD DE MICHAEL JACKSON
Le bouquet final de ce grand moment de partage d’émotions d’une rare beauté a consisté en une interprétation phénoménale de l’inaltérable « We are the World » de Michael Jackson, avec un enchaînement de l’assiko et du bend skin, deux rythmes camerounais, sous la direction artistique de Rachel Tchoungui.
Egalement captivante, la causerie éducative qui a précédé ce spectacle et ponctuée par des intermèdes musicaux a été animée par quatre intervenants.
Médecin et coordonnatrice des personnes vivant avec le VIH à l’hôpital de district d’Okola, une localité proche de Yaoundé, le Dr. Henriette Abogo Alida a entretenu l’auditoire sur « les agressions contre l’environnement et la propagation des maladies ».
La communication de Danielle Nlate, présidente du Réseau des femmes actives d’Afrique centrale (REFAC), promotrice de la Foire transfrontalière annuelle d’Afrique centrale (FOTRAC) tenue depuis quinze ans à la frontière Cameroun-Gabon-Guinée équatoriale, a porté sur l’environnement et les menaces sur la paix et la sécurité.
Commerçante de vivres frais au marché Mokolo à Yaoundé, Philomène Mvolo a évoqué les menaces qui pèsent sur l’activité des bayam-sellam, ainsi les désigne-t-on communément, dont notamment les difficultés d’approvisionnement en produits en provenance des villages à cause du changement climatique, de l’exploitation abusive des ressources naturelles et l’enclavement.
Auteur d’une chanson composée en écho à cet événement dédié à la sensibilisation des masses populaires, des décideurs politiques et du monde des affaires, Ottou Marcellin s’est aussi joint au panel de discussions pour aborder la question de l’incidence du son sur la santé humaine et l’environnement, également cruciale au Cameroun.
PLAIDOYER POUR UN REBOISEMENT A GRANDE ECHELLE EN AFRIQUE CENTRALE
Pour sa chanson « Ici et maintenant, la vie » qui est un plaidoyer pour un reboisement à grande échelle au Cameroun et dans les autres pays d’Afrique centrale, Rachel Tchoungui en a situé les origines à la fin des années 1960, lors de ses études supérieures en traduction et interprétariat en Angleterre.
« Prenons soin de notre environnement : notre oxygène, notre garde-manger, notre pharmacie » : c’est le slogan de ce double événement tenu pendant plus de cinq heures, avec la participation de plusieurs dizaines d’invités.
Parmi les participants, au côté l’ancien directeur central radio et ex-directeur de l’information de la CRTV Alain Belibi, éditorialiste, l’office public camerounais de télévision et radiodiffusion, l’on notait la présence de nombreux professionnels des médias publics et privés.
Un groupe de jeunes ressortissants de la région de l’Extrême-Nord et du Tchad résidant à Yaoundé y ont également pris part, ainsi que des représentants d’autres catégories socioprofessionnelles.
A l’unanimité, les participants ont salué l’initiative de l’agence Aznapress et le partenariat avec le Centre Pulitzer, avec la collaboration du cabinet COMUS en RD Congo et du think tank camerounais Discop, tout en souhaitant qu’elle soit pérennisée. (Fin)