Bassin du Congo : « début des découvertes » d’une biodiversité exceptionnelle

YAOUNDE, 3 décembre (Aznapress) — Entre 2013 et 2023, 742 nouvelles espèces de faune et de flore ont été découvertes dans les cinq pays du Bassin du Congo, marquant « le début des découvertes » d’une biodiversité exceptionnelle dans la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, annonce un expert de World Wide Fund for Nature (WWF) ou Fonds mondial pour la nature en français.
Avec ses 200 millions d’hectares de superficie qui couvre le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC), le Bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, se distinguait déjà pour sa riche faune constituée de 10.000 espèces de plantes tropicales dont 30% sont endémiques, rappelle WWF.
« Nous ne sommes qu’au début des découvertes de la biodiversité », a déclaré lors de la présentation à la presse lundi du rapport intitulé « Une nouvelle vie dans le Bassin du Congo : une décennie de découvertes d’espèces (2013-2023) », Jaap van der Waarde, directeur de la conservation de l’organisation environnementale dans cette région.
Parmi les 742 nouvelles espèces de faune et de flore nouvellement découvertes, Waarde cite surtout le crocodile à museau fin d’Afrique centrale, la tortue à casque africaine de la RCA, un singe aux yeux humains fascinants et des fesses bleues nommé Lesula, la grenouille à griffes des hauts plateaux, des poissons-chats, des gobies ventouses, des poissons électriques, l’araignée sauteuse de la Salonga, etc.
Sur 430 plantes recensées, le coffea rizetiana retient l’attention comme une nouvelle espèce de café avec des fleurs ornementales découverte au Cameroun.
Télégramma obamaorum est une plante de la République démocratique du Congo nommée en l’honneur de l’ex-président américain Barack Obama et son épouse Michele en reconnaissance de leur engagement envers la science.
Pour Jaap van der Waarde, « l’identification scientifique permet l’inclusion dans les bases de données telles que la Liste Rouge de l’UICN [Union internationale pour la conservation de la nature], favorisant ainsi la protection et le suivi des espèces ».
« WWF travaille en collaboration avec les communautés locales, les gouvernements, le secteur privé pour la gestion durable des ressources naturelles, et lutter contre la perte de biodiversité », a-t-il relevé.
Dans cette zone, de nombreuses espèces telles que les éléphants de forêt, les chimpanzés, les bonobos et les gorilles sont notamment menacées par le braconnage. (Fin)