Commerce en zone CEMAC-CEEAC : forte participation centrafricaine en vue à une foire au Cameroun

YAOUNDE, 20 mai (Aznapress) — Une importante délégation centrafricaine composée d’officiels et d’opérateurs économiques prendra part à la prochaine édition de la Foire transfrontalière annuelle d’Afrique centrale (FOTRAC) prévue en juillet à Kyé-Ossi au Cameroun, Bitam au Gabon et Ebibeyin en Guinée équatoriale, annoncent les organisateurs.
« La RCA [NDLR : République centrafricaine] déploiera près de 70 participants à cette édition : de hautes autorités et des entrepreneurs de tous types », précise Danielle Nlate, la promotrice de la FOTRAC et présidente du Réseau des femmes actives d’Afrique centrale (REFAC), grande organisation féminine de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui la chapeaute.
Pour sa seizième édition, cette foire est programmée entre les frontières du Cameroun, du Gabon et de la guinée équatoriale deux semaines durant, du 17 au 30 juillet, sous le thème « transformer les corridors d’Afrique centrale en de véritables passerelles sécurisées pour l’atteinte des Objectifs du développement durable et de la zone de libre-échange continentale africaine ».
La RCA y est régulièrement représentée mais elle entend renforcer cette présence par une participation plus remarquée. Ainsi, deux réunions rassemblent tous les mois à Bangui les administrations publiques, les milieux d’affaires et des organisations féminines, sous la coordination du ministère des PME (Petites et moyennes entreprises), du secteur privé et de l’Artisanat.
Devenue d’année en année un rendez-vous très important du commerce en Afrique, la foire d’Afrique centrale suscite en effet un intérêt accru.
Il s’observe par conséquent une effervescence qui pousse à la mobilisation d’autres pays de la région comme le Cameroun lui-même, pays pilote dont le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, en est le président du comité de pilotage, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale ou encore la République démocratique du Congo (RDC) où des concertations se multiplient aussi.
Lors de la dernière édition en juillet 2024, cette participation s’est ouverte à d’autres régions du continent, dont notamment l’Afrique de l’Ouest représentée par le Sénégal, le Mali, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger, portant le nombre total de pays à quatorze.
De nombreux organisations et partenaires au développement y apportent leur soutien, au rang desquels l’Union africaine (UA), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Commission de la CEEAC, l’Union européenne (UE), la GIZ, etc.
Dans une Afrique centrale où le commerce intracommunautaire se heurte à des fermetures de frontières qui le limite à un niveau dérisoire, la FOTRAC se veut une foire de l’intégration régionale, ayant pour but de porter le plaidoyer sur la libre circulation des personnes et des biens en zone CEMAC-CEEAC et de lutter contre les violences perpétrées sur les femmes exerçant le commerce transfrontalier, les acteurs culturels et les jeunes migrants en quête d’emploi ou d’opportunités.
En 2024, à cause de la fermeture de ses propres frontières, la Guinée équatoriale n’y avait pas participé. Mais sous l’impulsion de ses autorités ayant visiblement pris conscience de l’importance de cet événement, Malabo n’entend pas être aux abonnés absents cette année, sa ville d’Ebibeyin étant désignée comme un des trois sites d’accueil de la foire, avec Kyé-Ossi au Cameroun et Bitam au Gabon. (Fin)