L’Union africaine préoccupée par le trafic illicite des ressources naturelles par des groupes armés

YAOUNDE, 26 novembre (Aznapress) — Les groupes armés et terroristes très actifs en Afrique ont fait du trafic et du commerce illicites des ressources naturelles une source importante de financement de leurs activités, s’offusque mardi l’Union africaine (UA) qui se dit très préoccupée par un phénomène qui selon elle n’épargne aucune région du continent et dévaste les économies nationales.

  Selon un rapport du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, l’exploitation illégale des ressources naturelles par les groupes armés et terroristes touche actuellement toutes les régions d’Afrique.

  « Cela va de l’exploitation illégale de l’or, du diamant, du coltan et de l’uranium dans la région des Grands Lacs à l’exploitation illégale de l’or, du diamant, des ressources forestières et du phosphate dans la région du Sahel », détaille le document dont Aznapress a obtenu copie.

  Dans le Bassin du Lac Tchad, c’est l’exploitation illicite du gaz naturel, des ressources halieutiques et le trafic de carburant qui sont cité. Dans la Corne de l’Afrique, le charbon provenant des ressources forestières et les produits de l’élevage constituent plutôt les principales cibles des groupes armés et criminels dans leur quête de financements.

  « La situation en Afrique australe et en Afrique du Nord n’est pas différente, puisque l’or, le diamant, le pétrole, les produits de l’élevage et d’autres ressources naturelles continuent d’être exploités illégalement par des groupes armés et terroristes », mentionne en outre l’UA.

  L’exploitation minière artisanale illégale, en particulier de l’or, précise-t-elle, est devenue une source majeure de financement pour ces organisations criminelles qui tiennent sous leur contrôle de nombreux sites miniers dans certains territoires nationaux où ils règnent en maîtres, loin de l’administration centrale.

  Une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA avait lieu mardi pour discuter notamment du renforcement des mécanismes de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles par des groupes armés et terroristes en Afrique. (Fin)