Patrimoine mondial de l’UNESCO : Diy-Gid-Biy rejoint la réserve du Dja au Cameroun

YAOUNDE, 13 juillet (AZNAPRESS) — Près de 40 ans après la réserve de biosphère du Dja en 1987, le Cameroun renforce sa présence dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO avec l’inscription, vendredi, d’un nouveau site, le paysage Diy-Gid-Biy à l’Extrême-Nord, une nouvelle reconnaissance internationale de ses trésors culturels et naturels du pays.
Le site de Diy-Gid-Biy dans les Monts Mandara se distingue par un paysage d’une beauté époustouflante. Il regorge de vestiges archéologiques, entourés de terrasses agricoles et de lieux de culte. Ceux-ci auraient été aménagés entre le XIIe et le XVIIe siècle, selon les estimations.
Cette sélection fait partie de 25 biens inscrits sur un total de 30 candidatures soumises à l’appréciation des membres du Comité du Patrimoine mondial réunis à Paris, siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en France, jusqu’à ce dimanche 13 juillet dans le cadre de la 47e session élargie annuelle de cet organe.
Diy-Gid-Biy devient le deuxième site naturel du Cameroun à intégrer la très convoitée liste du Patrimoine mondial après la réserve de biosphère du Dja (à cheval entre les régions de l’Est et du Sud) en 1987, sans oublier le Trinational de la Sangha en 2012, qu’il partage avec le Congo et la République centrafricaine (RCA).
Cet événement marque à la fois une reconnaissance internationale des trésors culturels et naturels du pays et une consécration des efforts du gouvernement pour valoriser ce riche patrimoine tant matériel qu’immatériel.
En 2024, le Ngondo, fête traditionnelle et culturelle annuelle du peuple sawa, et le Nguon, cérémonie communautaire et de gouvernance également annuelle chez les Bamoun, ont aussi été inscrits dans la liste du Patrimoine mondial immatériel.
Le pays souhaite étendre cette inscription à de nombreux sites à l’instar des chutes de la Lobe à Kribi, ville balnéaire du Sud.
En 2024, le Comité du Patrimoine mondial avait validé 26 dossiers de candidature, portant à 1.223 le total de sites inscrits, dont 952 sites culturels, 231 sites naturels et 40 mixtes, répartis dans 168 pays.
Pour la session annuelle qui s’achève à Paris, 25 nouveaux biens ont été inscrits et comprennent 21 sites culturels, 3 sites naturels et 1 mixte.
Le Patrimoine mondial adopté en 1972 sous forme de traité international, sous la dénomination de « Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel », est un ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage de l’humanité.
Il comprend des monuments religieux, des villes historiques préservées, des sites mégalithiques, des paysages culturels et naturels, des lieux de mémoires ou des aires naturelles protégées.
L’inscription d’un site offre la possibilité d’obtenir des financements pour la conservation de celui-ci. (Fin/2025)