Plus de 100.000 dollars de revenus touristiques annuels dans la réserve de Dzanga-Sangha

YAOUNDE, 3 décembre (Aznapress) — La réserve de Dzanga-Sangha, une aire protégée de la République centrafricaine (RCA), a généré des revenus touristiques annuels d’un montant de plus de 100.000 dollars américains en faveur des communautés locales, annonce le World Wide Fund for Nature (WWF) ou Fonds mondial pour la nature en français.
Ce sont les recettes fournies par « plus de 5.000 visiteurs » sur le site de biodiversité dans le cadre d’un programme d’habituation des gorilles initié en 1997 par WWF, en collaboration avec les communautés autochtones Baka, a indiqué à la presse lundi Terence Fuh Neba, son ancien responsable aujourd’hui directeur du parc national de la Salonga en RD Congo.
Ces revenus, a-t-il précisé, appuient le développement durable en faveur des communautés, en matière d’écoles, de routes et d’hôpitaux. « Le programme est l’un des plus gros employeurs dans la région. Il [permet l’accès au] travail à plus de 50 peuples autochtones. [Il] a aussi beaucoup facilité la recherche dans le Bassin du Congo. »
Dans le parc national de la Salonga en République démocratique du Congo (RDC), une autre aire protégée du Bassin du Congo, que Fuh Neba dirige aujourd’hui, WWF a aussi mis en place un programme similaire pour l’habituation des bonobos en 2023.
Selon Gilles Etoga, coordonnateur de la conservateur à WWF-Cameroun, l’organisation environnementale établit des inventaires périodiques de la faune dans et autour des aires protégées dans le Bassin du Congo, dans le cadre de ses programmes de protection de la biodiversité dans cette zone écologique d’intérêt vital mondial.
D’autres actions sont citées à l’exemple de la mise en place d’un système de présence permanente dans certaines clairières forestières situées à l’intérieur des aires protégées, la collecte des données par des équipes de bio-monitoring, avec l’utilisation des pièges photographiques.
Etoga mentionne aussi « des évaluations approfondies de la biodiversité sont pour recueillir des données fiables, afin de renforcer nos arguments politiques ». « Nos découvertes sur le terrain alimentent les processus politiques nationaux, régionaux et internationaux : instruments juridiques sur la biodiversité et le climat ».
WWF a présenté à la presse lundi la découverte de 742 nouvelles espèces de faune et de flore, détaillées dans un rapport intitulé « Une nouvelle vie dans le Bassin du Congo : une décennie de découvertes d’espèces (2013-2023) ». (Fin)