L’Afrique invitée à aider à trouver une solution négociée à la crise au Moyen-Orient

YAOUNDE, 3 octobre (Aznapress) — Des voix s’élèvent en Afrique pour appeler à une solution négociée entre Israël et l’Iran afin d’éviter une aggravation du conflit qui oppose les deux pays voisins du Moyen-Orient, avec le risque d’embrasement de la région et de graves répercussions politiques et économiques sur d’autres parties du monde comme le continent noir.

« La participation des Africains au niveau des Nations Unies doit être importante pour peser de tout son poids pour qu’on trouve très rapidement une solution et que le dialogue se poursuive entre les différents protagonistes »,
Mardi soir, l’armée iranienne a tiré entre 180 et 200 missiles dont des missiles hypersoniques selon les estimations des autorités Tel-Aviv elles-mêmes et des Etats-Unis, son grand allié, sur le territoire de son voisin israélien avec lequel Téhéran est opposé par une vieille rivalité territoriale et idéologique datant de la création de l’Etat hébreu en 1948.
Sans surprise, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a promis une riposte musclée de son armée à cette opération militaire iranienne en la qualifiant d’agression, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a, de son côté, averti d’une réponse plus forte en cas de représailles de l’Etat hébreu.
Cette montée des tensions, qui fait suite à l’assassinat par Israël du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, le 27 septembre près de Beyrouth au Liban, après celui du chef du Hamas palestinien, Ismaël Haniyeh, le 31 juillet à Téhéran en Iran, survient au moment où se tiennent depuis début septembre à New York aux Etats-Unis les travaux de la 79e Assemblée générale de l’ONU présidés par l’ex-Premier ministre camerounais Philemon Yang.
Pour Omgba Mbida, par ailleurs spécialiste des relations internationales, « tout ce qui peut faire pression sur Israël et sur l’Iran pour calmer les ardeurs doit être mis en œuvre pour empêcher une déflagration générale de la région, parce que la situation est déjà très compliquée avec les autres conflits qui existent déjà dans le monde ». « Il y a plusieurs fronts qui sont ouverts et ça pourrait conduire effectivement à une confrontation qui n’est pas de très bon augure et la communauté internationale aura du mal à faire face à toute cette situation très brûlante », a-t-il poursuivi, insistant sur une implication forte des diplomaties africaines dans la recherche d’une sortie de crise rapide. (Fin)