Santé mentale, urgence sanitaire au Cameroun

YAOUNDE, 29 octobre (Aznapress) — Immondices d’ordures ménagères, snack-bars transformés en boîtes de nuit à ciel ouvert, chocs émotionnels traumatiques, pression sociale et professionnelle : avec sa cohorte de maux et de facteurs, la santé mentale s’impose comme une préoccupation sanitaire majeure au Cameroun, comme le reconnaît le professeur Félicien Ntoné Enyimé à Aznapress.
Les Camerounais prennent-ils soin de leur santé mentale ? Sont-ils conscients que, de par leurs comportements tels la consommation des stupéfiants ou les nuisances sonores orchestrées par des snack-bars transformés en boîtes de nuit à ciel ouvert à Yaoundé et d’autres villes du pays dans l’indifférence administrative, ils causent de graves dommages à leur santé mentale ?
Face à une croissance vertigineuse de risques observés sur la santé mentale d’une population névrosée et aux modes de vie inconséquents, qui représentent des freins à l’activité sociale et économique nationale au Cameroun, Aznapress est allée à la rencontre du professeur Félicien Ntoné Enyimé.
L’entretien avec l’éminent psychiatre par ailleurs directeur général du Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHUY, public), dont l’expertise avait été sollicitée par le Rwanda pour soigner ses traumatismes liés au génocide 1994, marque le point de départ d’une série dédiée à l’éducation à la santé et portant sur des préoccupations sanitaires cruciales au Cameroun et ailleurs en Afrique. (Fin)