Myomes : la race noire et la génétique parmi les facteurs de risque

YAOUNDE, 13 novembre (Aznapress) — Décrits comme étant une maladie de la femme en âge de procréer, les myomes sont des apparitions des masses au niveau de l’utérus qui affectent particulièrement la race noire, citée comme un des principaux facteurs de risque avec la génétique, a indiqué dans un entretien à Aznapress le professeur Valère Mvé Koh, gynécologue obstétricien. Au Cameroun, bien qu’aucune étude n’existe sur l’ampleur de cette pathologie, il est de plus en plus fait état au sein des familles et des communautés d’un nombre important de cas de femmes, parfois jeunes et n’ayant pas encore procréé, souffrant de myomes et dont une partie d’entre elles subissent des interventions chirurgicales pour en être soulagées.
Gynécologue obstétricien en service au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHUY, public) et enseignant dans des facultés de médecine au Cameroun, le professeur Valère Mvé Koh perle de tumeurs alimentées par les hormones de la femme et distingue deux types de myomes : les myomes non symptomatiques ou asymptomatiques et les myomes symptomatiques.
Pour les myomes asymptomatiques, l’on ne parle pas de maladie et donc nul besoin d’un traitement spécifique, explique l’expert. Sa propre épouse, d’origine chinoise, en est un sujet porteur.
En revanche, les myomes symptomatiques, qui perturbent la santé de la femme et la plongent dans la souffrance physique et mentale, nécessitent quant à elles une prise en charge médicale, pour un traitement assez coûteux et prohibitif pour les couches sociales défavorisées. Toutefois, précise Mvé Koh, la chirurgie en est le dernier recours.