20-Mai : le Cameroun vante ses capacités militaires sur fond de crises sécuritaires persistantes

YAOUNDE, 20 mai (Aznapress) — Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont vanté leurs capacités opérationnelles lors du défilé militaire marquant la célébration de la fête nationale mardi au Boulevard du 20-Mai à Yaoundé, en présence du président Paul Biya, et dans l’ensemble des dix régions administratives du pays, toujours affecté par la crise dite anglophone et celle due à Boko Haram.
Ces derniers temps, une série d’attaques présumées de la secte islamiste nigériane Boko Haram ont été enregistrées dans diverses localités de la région de l’Extrême-Nord, la plus meurtrière survenue ayant causé la mort d’au moins 11 soldats et de nombreux autres blessés dans la localité de Wulgo le 24 mars, selon un bilan établi par des sources militaires.
Ces attaques, encore déclarées la semaine dernière dans cette zone et d’autres voisines comme Souéram et Hilé-Alifa, sont devenues une hantise tant pour les populations locales pour les autorités camerounaises qui en appellent, en plus de l’accroissement des capacités opérationnelles de l’armée, à la mobilisation citoyenne en vue d’enrayer la menace terroriste persistante depuis plus de dix ans.
Egalement en proie à la crise dite anglophone qui oppose l’armée à des groupes armés séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du sud-Ouest depuis huit ans, le Cameroun a ainsi choisi de célébrer la 53ème édition da sa fête nationale encore désignée par fête de l’Unité, sous le thème « armée et nation unies pour un Cameroun tourné vers la paix et la prospérité ».
Sous la conduite du général de brigade aérienne Bède Benoît Eba Eba, commandant de la deuxième région militaire interarmées couvrant les régions du Littoral et du Sud-Ouest, le défilé militaire à Yaoundé suivi du défilé civil comme dans le reste du territoire camerounais a été l’occasion de mettre en exergue par les différents de corps de l’armée, leurs atouts de combat.
Ce sont des équipements militaires de grande envergure aux origines variées, la Chine, la Russie, les Etats-Unis, la France et l’Allemagne en étant les principaux fournisseurs, selon des sources proches du pouvoir.
Déployés sur l’ensemble du territoire national et principalement dans les zones en crise, ces équipements, composés d’armes lourdes, de véhicules blindés et ceux destinés au transport des troupes, d’avions, d’uniformes, de matériels de surveillance, etc., ont permis de réduire fortement la capacité de nuisance de Boko Haram et des groupes séparatistes des régions anglophones. Avec une surveillance territoriale accrue, le pays comptabilise la neutralisation d’un nombre important d’acteurs criminels à l’instar d’Eric Ndifor, commandant séparatiste du Sud-Ouest, appréhendé le 7 mai loin de sa base, à la frontière camerouno-tchadiennne à l’Extrême-Nord. (Fin)