Interdiction d’entrer aux Etats-Unis : le Cameroun et plus d’une vingtaine d’autres pays africains visés

YAOUNDE, 15 juin (AZNAPRESS) — Le Cameroun et plus d’une vingtaine d’autres pays africains sont cités comme figurant dans une nouvelle liste de pays étrangers ciblés par l’administration de Donald Trump pour une interdiction d’entrée aux Etats-Unis concernant leurs citoyens, selon des informations fournies par des sources proches du département d’Etat américain.
Il y a quelques jours, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé, une semaine seulement après l’interdiction imposée aux ressortissants de sept pays africains sur un total de douze pays étrangers, une nouvelle vague plus importante de 36 pays visés par cette mesure qui a déclenché une crise diplomatique entre les Etats-Unis et le Tchad, cité dans la liste.
Un nombre 25 pays africains est cité dans la nouvelle liste, à savoir : l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Egypte, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, le Liberia, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, le Soudan du Sud, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, à en croire des sources indiscrètes à Washington.
Ce chiffre porte le total à 32 pays africains. Si cette information est conformation, ce sont les ressortissants de plus de la moitié des 55 pays membres de l’Union africaine (UA) que l’exécutif américain juge indésirables pour l’autorisation d’accéder à son territoire.
La liste précédente comportait sept pays du continent : le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Tchad, avec aussi l’Afghanistan, de la Birmanie, Haïti, l’Iran et le Yémen dans d’autres régions du monde.
Le Tchad avait protesté contre cette mesure et avait riposté en annonçant à son tour l’interdiction d’entrée sur son territoire aux citoyens américains.
Le président américain Donald Trump ne cesse pourtant de clamer sa volonté de renforcer les relations bilatérales avec les pays d’Afrique, notamment dans le domaine de la sécurité, et d’accroître le volume des échanges pour le moment faibles avec eux, dans un contexte de compétition âpre avec la Chine. (Fin/2025)