Accord de paix RDC Congo-Rwanda : Kinshasa dit attendre « des actes concrets »

YAOUNDE, 28 juin (AZNAPRESS) — La République démocratique du Congo (RDC) attend « des actes concrets » dans la mise en œuvre de l’accord de paix avec son voisin le Rwanda, qu’elle accuse de soutenir le conflit dans l’Est de son territoire, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, lors de la signature des documents vendredi à Washington aux Etats-Unis.
« Nous, en tant que RDC, allons nous battre pour faire respecter cet accord, non pas avec des mots mais avec des actes concrets», Thérèse Kayikwanba Wagner, signataire de l’accord de paix avec son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe, sous la médiation de l’Union africaine (UA), des Etats-Unis et du Qatar.
« Aujourd’hui, nous avons choisi la paix. Le plus important à présent est de protéger et de prouver à nos populations et au monde que dans une région [des Grands Lacs] marquée par des blessures profondes, la dignité et la coopération peuvent prévaloir », a-t-elle ajouté dans son allocution lors de la cérémonie tenue au département d’Etat américain à Washington.
L’accord de paix conclu au terme d’un cycle de pourparlers entamé à Luanda en Angola en octobre 2024 et poursuivi à Doha au Qatar en mars dernier avant de se transporter à Washington vise à faire taire les armes en favorisant le désarmement des principaux groupes rebelles et armés à l’origine du conflit qui déchire l’Es de la RDC et à permettre la relance de l’économie.
Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23-Mars (AFC/M23) sont les mouvements armés visés dans ce processus. Leur présence et leurs hostilités sur le sol congolais empoisonnent les relations entre la RDC et le Rwanda, accusé par Kinshasa de les soutenir et de leur servir de base arrière.
Un accord de paix spécifique est d’ailleurs en négociation entre le pouvoir congolais et l’AFC/M23.
Un sommet des chefs d’Etat est annoncé dans les prochaines semaines dans la capitale américaine pour garantir le respect des engagements pris par les deux parties, en présence des médiateurs de l’Union africaine, des Etats-Unis et du Qatar. (Fin/2025)