Conflit Israël-Iran : les États-Unis entrent en guerre et bombardent trois sites nucléaires iraniens

YAOUNDÉ, 22 juin (AZNAPRESS) — L’aviation américaine a bombardé « avec succès » cette nuit peu avant 00H GMTtrois sites nucléaires de l’Iran, a annoncé sur les réseaux sociaux Donald Trump, le président américain, vantant une opération sans égale de son armée, neuf jours après l’attaque d’Israël contre des installations nucléaires et militaires iraniennes le 13 juin qui ont provoqué une escapade d’une ampleur inédite entre les deux pays voisins.
« Nous avons mené avec succès notre attaque contre les trois sites nucléaires iraniens, à savoir Fordow, Natanz et Ispahan. Tous les avions sont maintenant hors de l’espace aérien iranien. Une charge complète de BOMBES a été larguée sur le site principal, Fordow. Tous les avions sont rentrés chez eux en toute sécurité. Félicitations à nos grands guerriers américains. Aucune autre armée au monde n’aurait pu faire cela. C’est l’heure de la paix maintenant « , a tweeté sur son réseau social Truth Social et sur X le chef de l’exécutif américain après les trois attaques de l’US Forces contre le programme nucléaire de la République islamique.
C’est un MOMENT HISTORIQUE POUR LES ÉTATS-UNIS, ISRAËL ET POUR LE MONDE. L’Iran doit désormais accepter de mettre fin à cette guerre », a-t-il ajouté.
L’opération américaine en soutien à Israël dans sa guerre contre son voisin l’Iran suscite beaucoup de réactions, positives et négatives en Israël, aux États-Unis, en Iran, au Moyen-Orient et dans le reste du monde.
Le vice-président américain JD Vance et beaucoup de membres du Congrès des États-Unis étaient opposés à cette attaque. La démocrate Nancy Pelosi et plusieurs autres élus démocrates et républicains ont condamné la décision prise par le président Trump de bombarder l’Iran sans avoir consulté et requis l’autorisation du Congrès. Ils ont dit redouter un risque grave pour les vies américaines et une escalade dangereuse pour le Moyen-Orient, une région où les États-Unis disposent de bases et de plus de 40.000 soldats stationnés.
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est dit dans une déclaration « profondément alarmé par l’usage de la force par les États-Unis contre l’Iran aujourd’hui. C’est une escalade grave dans la région – et une menace directe à la paix et la sécurité mondiales « .
L’aviation américaine a utilisé six bombes antibunker B-2 Spirit et environ 30 missiles Tomahawk ainsi que des avions de chasse B-52 pour frapper la centrale nucléaire de Fordow, des frappes violentes suivies d’autres les sites de Natanz et d’Ispahan, selon la chaîne de télévision américaine Fox News.
En Iran, les autorités de Téhéran ont promis une « punition sévère aux États-Unis » en riposte à ces bombardements et annoncé que « la guerre ne fait que commencer ». « Monsieur Trump, c’est vous qui avez commencé, mais nous allons terminer. L’Amérique n’a plus sa place dans la région de l’Asie occidentale », a déclaré un présentateur de télévision iranien reprenant les déclarations officielles du gouvernement.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a toutefois déclaré qu' »aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée » sur les trois sites nucléaires bombardés par les États-Unis.
L’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, très stratégique pour le commerce mondial, en tant de grand couloir de transit pour le transport des hydrocarbures.
La Russie et la Chine, grands alliés de l’Iran et notamment pour son programme nucléaire, avaient exprimé leur opposition à l’entrée en guerre des États-Unis contre la République islamique et aux côtés d’Israël. L’une et l’autre avaient condamné l’attaque israélienne contre le territoire iranien le 13 juin, en déplorant « une violation du droit international et de l’intégrité territoriale de l’Iran « . (Fin/2025)