Extrémisme violent : les Etats-Unis saluent les efforts de lutte du Cameroun

YAOUNDE, 22 mai (Aznapress) — Les efforts du Cameroun dans la lutte contre l’extrémisme violent illustré notamment par les activités terroristes de Boko Haram sont appréciables, juge l’administration américaine dans une déclaration sans cependant citer la secte islamiste nigériane qui, avec des modes opératoires révisés, ne cesse d’affecter la paix et la stabilité du pays d’Afrique centrale.
Dans un message adressé publié à l’occasion de la fête nationale le mardi 20 mai, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a fait savoir que « les Etats-Unis apprécient les efforts du Cameroun à combattre les organisations d’extrémisme violent, et l’intérêt partagé dans l’accroissement des bénéfices économiques mutuels et l’engagement commercial ».
Cette déclaration dont Aznapress a obtenu copie apparaît comme un indicateur positif pour le resserrement des relations américano-camerounaises sous l’administration de Donal Trump, de retour à la Maison Blanche en janvier avec une politique étrangère guidée par la recherche des intérêts surtout économiques pour une « Amérique plus puissante ».

: « Nous sommes intéressés à travailler avec le Cameroun au cours de cette année pour le renforcement de nos liens et la poursuite de la collaboration pour accroître notre sécurité et la relation économique », a indiqué le chef de la diplomatie américaine qui accompagnait le président Donald Trump dans une visite axée sur l’économie dans le golfe arabo-persique.
Sans pour autant être un partenaire commercial majeur, contrairement à la Chine classée au premier rang comme c’est le cas de la plupart des pays africains depuis plus d’une décennie, les Etats-Unis entretiennent depuis plus de 30 ans une coopération étroite avec le Cameroun dans le domaine de la défense et de la sécurité.
Un de ses principaux fournisseurs d’équipements militaires, Washington représente un soutien très important du poids lourd de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dans la lutte contre la grande criminalité et le terrorisme, notamment à travers le Bataillon rapide d’intervention (BIR), une force spéciale de l’armée créée avec le soutien.
Ce partenariat inclut aussi la formation, manifestée par exemple dans le cadre des activités de l’Ecole supérieure internationale de guerre (ESIG) de Yaoundé et l’opération Obagame Express, souvent organisée à Douala, la métropole économique camerounaise, et dédiée à la lutte contre la piraterie maritime avec la participation de nombreux autres pays africains. En 2015, au plus fort de la lutte anti-jihadiste liée à Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, les Etats-Unis avaient fourni au Cameroun un renfort d’environ 750 Marines avec un matériel de surveillance du territoire de pointe, un appui ayant permis de réduire cette menace, selon des sources proches de l’armée. (Fin)