L’UA contre les appels à la candidature du général Doumbouya à la présidentielle en Guinée

CONAKRY, 29 mai (AZNAPRESS) — Les appels répétés à la candidature du général Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle attendue à la fin de l’année en Guinée violent les dispositions de la Charte de la transition qui l’interdisent, fait savoir le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) en visite à Conakry vendredi et samedi.
Près de quatre ans après le coup d’Etat du général Mamadi Doumbouya et du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD) le 5 septembre 2021 à Conakry, la Guinée se prépare à aller aux urnes pour l’approbation par référendum du projet de nouvelle Constitution le 21 septembre, puis dans le cadre de l’élection présidentielle le 31 décembre, selon le calendrier officiel.
Des personnalités politiques font entendre leurs voix pour exprimer leur soutien à la candidature du chef de l’Etat de transition, des appels jugés par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine comme un mépris aux dispositions de la Charte de la transition qui l’interdisent, alors qu’au même moment « une répression des voix discordantes est organisée pour museler l’opposition ».
A lire aussi : Guinée : l’UA inquiète des retards dans la mise en place d’un nouveau fichier électoral
En mars dernier, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a annoncé une série de mesures à l’encontre de l’opposition se résumant par la dissolution de 27 partis politiques, la suspension de 28 autres et le placement sous observation de 24 autres encore.
Parmi les partis suspendus, figurent de vieilles formations comme le Parti de l’unité et le progrès (PUP) du défunt président Lansana Conté, l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) Arc-en-ciel d’Alpha Condé, le président déchu.
Ce harcèlement politique comprend aussi des restrictions à la libre circulation, y compris le droit de quitter le pays, imposées à de nombreuses personnalités de l’opposition. Sans oublier des enlèvements et des disparitions.
D’une durée initiale de deux ans, la transition politique entamée en Guinée à la suite du coup d’Etat du général Mamadi Doumbouya et du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) survenu le 5 septembre 2021 à Conakry devait prendre fin en 2023. (Fin)