L’utilisation de l’arme nucléaire n’est pas à exclure lors d’une guerre entre Israël et l’Iran

YAOUNDE, 3 octobre (Aznapress) — En cas de conflit armé ouvert entre Israël et l’Iran, l’utilisation de l’arme nucléaire n’est pas à exclure de la part de chacune des deux puissances militaires rivales entre lesquelles une montée des tensions a été enregistrée à la suite d’une frappe massive de missiles balistiques iranienne sur le territoire israélien mardi, redoutent les observateurs.

De l’avis du professeur Mathias Eric Owona Nguini, enseignant de sciences politiques et vice-recteur à l’Université de Yaoundé II au Cameroun interrogé par Aznapress, « c’est un risque, surtout compte tenu des conditions dans lesquelles ces deux puissances militaires ont accédé à de telles capacités nucléaires. »
« Si pour l’Iran on en est toujours aux soupçons, précise l’universitaire camerounais, des progrès militaires de l’Iran font justement suspecter que ce pays aurait déjà constitué des capacités importantes dans le processus de militarisation de ses possibilités nucléaires. »
« Quant à Israël, c’est une puissance nucléaro-militaire déclarée, même si cela s’est fait en dehors du cadre conventionnel construit par ce qu’on peut appeler le club atomique officiel, qui regroupe toutes les grandes puissances militaro-nucléaires qui sont comme par hasard présentes au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membres permanents », observe-t-il en outre.
Mardi soir, l’armée iranienne a tiré entre 180 et 200 missiles dont des missiles hypersoniques selon les estimations des autorités Tel-Aviv elles-mêmes et des Etats-Unis, son grand allié, sur le territoire de son voisin israélien avec lequel Téhéran est opposé par une vieille rivalité territoriale et idéologique datant de la création de l’Etat hébreu en 1948.
Sans surprise, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a promis une riposte musclée de son armée à cette opération militaire iranienne en la qualifiant d’agression, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a, de son côté, averti d’une réponse plus forte en cas de représailles de l’Etat hébreu.
Cette montée des tensions survient à la suite de l’assassinat par Israël du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, le 27 septembre près de Beyrouth au Liban, après celui du chef du Hamas palestinien, Ismaël Haniyeh, le 31 juillet à Téhéran en Iran. (Fin)