Manu Dibango conserve la note au centre culturel Ubuntu à Yaoundé

YAOUNDE, 28 juillet (AZNAPRESS) — Pour préserver le piano de son célèbre saxophoniste de père et le maintenir dans le tempo, Michel Dibango n’a pas trouvé meilleur endroit que le centre culturel Ubuntu à Yaoundé, un antre de référence du dynamisme artistique dans la capitale du Cameroun, propriété du chef d’orchestre et arrangeur Ruben Binam.

« Le piano de papa Manu est là ! », se réjouit avec émotion le jeune musicien en accueillant AZNAPRESS à l’occasion de la soirée musicale organisée le 22 juillet pour fêter son 50ème anniversaire de naissance et les 79 ans de l’icône de la chanson Rachel Tchoungui.
Rendu célèbre par le saxophone qu’il a baladé aux quatre coins du monde tout au long de son éblouissante carrière, Manu Dibango, décédé en 2020 à l’âge de 87 ans, était à l’origine pianiste.
En mars dernier, Michel Dibango, le fils de ce monument de la musique, prend l’initiative de transporter depuis la France jusqu’au Cameroun avec comme destination finale le centre culturel Ubuntu à Yaoundé, « celui qui accueillait les visiteurs à la maison à Champigny », renseigne Ruben Binam.
L’instrument, un spécimen de grandes dimensions, était utilisé par Mandu Dibango, communément « papa groove » par ses fans, pour « composer les mélodies africaines et arranger les morceaux des artistes qui gravitaient autour de lui », précise le chef d’orchestre du groupe Kemit 7 Collective et ex-membre fondateur du groupe Macase, lauréat du Prix Découvertes RFI Musiques du monde en 2001.
Tout un symbole qui « permettait de savoir que l’on est chez un maestro de la musique », poursuit-il.
Parlant de « papa Manu », Ruben Binam, lui-même pianiste, arrangeur et producteur, a cheminé pendant deux décennies avec son idole, qu’il a accompagnée plusieurs fois sur scène avec son orchestre Kemit 7 Collective et le groupe Macase. Aujourd’hui, il porte fièrement son héritage avec, entre autres, des reprises de ses chefs-d’œuvre à l’occasion de ses spectacles. (Fin/2025)