Risque de contrecoup en Afrique des tensions au Moyen-Orient

YAOUNDE, 2 octobre (Aznapress) — L’Afrique risque de subir « un contrecoup » de l’escalade militaire en cours au Moyen-Orient où l’Iran a mené mardi soir une frappe massive d’environs 200 missiles balistiques menée sur Israël, son ennemi juré dans la région en riposte aux assassinats des chefs du Hamas et du Hezbollah selon Téhéran, de l’avis des observateurs.

« Il y a plusieurs fronts qui sont ouverts et ça pourrait conduire effectivement à une confrontation qui n’est pas de très bon augure et la communauté internationale aura du mal à faire face à toute cette situation très brûlante et nous en Afrique on risque effectivement de recevoir un contrecoup »
L’attaque iranienne de mardi, menée selon les autorités de Téhéran pour venger les assassinats d’Ismaël Haniyeh et d’Hassan Nasrallah, chefs respectifs du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, par l’armée israélienne, survient plus de cinq mois après un raid violent de l’armée israélienne contre le consulat iranien à Damas en Syrie ayant fait seize morts en avril.
Les Etats-Unis, grand allié d’Israël, et les autres membres du G7 ont condamné cette action militaire des Gardiens de la Révolution iraniens en la qualifiant d’agression contre l’Etat hébreu.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que le pouvoir iranien a commis une grosse erreur qu’il paiera. De son côté, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a promis mercredi depuis Doha au Qatar où il prenait part à une réunion d’urgence des Etats arabes du Golfe, une réponse plus forte en cas de représailles d’Israël contre sa frappe.
« L’Afrique n’est pas étrangère à ce qui se passe, parce que l’onde de choc des frappes israéliennes sur le Liban et les conséquences de l’assassinat d’Hassan Nasrallah] a été ressentie ici », souligne Omgba Mbida, par ailleurs spécialiste des relations internationales.
« Nasrallah qui a été assassiné n’était pas seulement un leader politique. C’était aussi une figure religieuse : il a construit des mosquées çà et là sur le continent », a-t-il ajouté.
Le chef du Hezbollah libanais a été tué lors d’un raid israélien contre son quartier général près de Beyrouth au Liban le 27 septembre, soit environ deux mois après le chef du Hamas palestinien Ismaël Habiyeh lors d’un déplacement le 31 juillet à Téhéran. (Fin)