Une dizaine de combattants présumés de Boko Haram tués par l’armée camerounaise

MAROUA (EXTRÊME-NORD), 23 juin (AZNAPRESS) — Une dizaine de corps de combattants présumés de Boko Haram jonchaient lundi les rues de Sagmé, à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, au lendemain d’une tentative d’attaque repoussée avec force par l’armée camerounaise, rapportent à AZNAPRESS des sources communautaires dans la zone.
Des mouvements d’hommes armés à moto soupçonnés d’être affiliés au groupe terroriste nigérian étaient signalés lundi soir entre Sagmé et Souéram, dans la même région, dans le but de récupérer les corps des jihadistes tués lors de violents combats avec l’armée camerounaise après une tentative d’incursion survenue dans la nuit de samedi à dimanche.
Un bilan non officiel fait état de quatre soldats issus du Bataillon des troupes aéroportées (BTAP), un corps d’élite de l’armée camerounaise basé à Koutaba (Ouest), ont été tués et trois autres blessés lors de ces échanges de tirs.
Les activités de Boko Haram connaissent un regain d’intensité ces derniers temps sur le territoire camerounais et augmentent le nombre des victimes civiles et militaires, obligeant les populations à fuir leurs foyers.
« Sagmé est en train de se vider. Beaucoup de gens ont quitté leurs maisons pour trouver refuge ailleurs », a renseigné un habitant de la localité à AZNAPRESS.
Deux soldats d’un contingent camerounais de la Force multinationale mixte (FMM) de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) ont aussi été tués et une quinzaine d’autres blessés lors d’une attaque précédente survenue vendredi à Bonderi, également dans l’Extrême-Nord. (Fin/2025)