Des dizaines d’ex-combattants rebelles déposent les armes en Centrafrique

YAOUNDE, 18 octobre (Aznapress) — Près d’une centaine de combattants de groupes armés et rebelles ont décidé de déposer les armes et de revenir à la vie civile à Yaloké et Bouar en République centrafricaine (RCA), un chiffre dérisoire comparé aux effectifs énormes de ces mouvements mais salué par les autorités et l’ONU comme une avancée significative dans la normalisation du pays.
Un bilan du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) établi cette semaine par la MINUSCA, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RCA, fait état de « 71 ex-combattants dont six femmes désarmés et démobilisés, 65 armes de qualité militaire et plus de 3.000 cartouches collectées » dans la localité de Yaloké.
A Bouar, le décompte est de « 23 ex-combattants désarmés et démobilisés, 23 armes de qualité militaire collectées ».
Selon la mission onusienne, ces opérations de désarmement et de démobilisation vont se poursuivre dans d’autres localités centrafricaines telles que Bria, Bangassou, Bambari et Kouango.
Le nombre d’ex-combattants ayant annoncé leur décision de renoncer à la lutte armée est dérisoire par rapport aux effectifs énormes présentés par les nombreux groupes armés et rebelles qui infestent le territoire centrafricain depuis de longues années à cause de crises militaro-politiques à répétition.
Dix ans après son coup d’Etat mené le 15 mars 2003 à Bangui contre le pouvoir d’Ange-Félix Patassé, premier président démocratiquement élu de la RCA, François Bozizé est évincé à son tour en 2013 par une coalition hétéroclite de mouvements rebelles du nom de la Séléka, comprenant à la fois de combattants centrafricains et étrangers, dont des Soudanais et des Tchadiens.
Ces mouvements rebelles avec de nombreux autres groupes armés existant auparavant ont poursuivi leurs activités, en dépit des accords de paix signés avec le pouvoir de Faustin Archange Touadéra, en se convertissant dans le grand banditisme et le crime organisé.
A l’heure actuelle, les habitants de Bangui déplorent une montée de la criminalité. De nombreux corps ont par exemple été retrouvés à Pétévo, un quartier de la capitale, où une série de braquages à main armée a eu lieu. (Fin)