Les suicides de plus en plus récurrents mais négligés au Cameroun

YAOUNDE, 3 novembre (Aznapress) — L’annonce des résultats de la récente session du baccalauréat tenue en juin au Cameroun a provoqué quelques cas de suicides chez des candidats, notamment de jeunes filles à Yaoundé qui refusent d’admettre leur échec à cet examen marquant la fin des études secondaires, un phénomène de plus en plus récurrent et inquiétant.
La mort d’une élève d’un lycée public de la périphérie Nord de Yaoundé, ayant décidé de mettre un terme à sa vie après avoir appris son échec lors de la publication des résultats du baccalauréat en juillet, avait suscité l’émoi au sein de l’opinion publique camerounaise qui avait été informée de ce drame via les réseaux sociaux où la nouvelle avait été abondamment relayée.
Ce n’est pas un cas isolé, d’autres suicides avaient aussi été signalés chez trois pensionnaires filles d’un collège privé de la capitale camerounaise pour le même examen.
Un an auparavant, en 2023, c’est une autre jeune collégienne de Yaoundé qui s’était aussi donné la mort en refusant d’admettre son échec au probatoire.
Titulaire d’une thèse de doctorat sur le sujet depuis 1980, le professeur Félicien Ntoné Enyimé, psychiatre par ailleurs directeur général du Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHUY, public), décrit un phénomène ancien mais ignoré au Cameroun, parce que non considéré comme une priorité de santé.