ADDIS-ABEBA, 13 février (AZNAPRESS) — A peine élu au Conseil de paix et de sécurité (CPS) deux jours auparavant, la Somalie, également membre africain non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, a rejoint vendredi le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) destiné à faire progresser la bonne gouvernance en Afrique par des opérations régulières de diagnostic.
« Notre adhésion au MAEP est la pierre angulaire de notre vision de développement national, en droite ligne avec les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui concourt à la prospérité à l’intégration régionale de notre continent », a déclaré Abdisalam Abdi Ali, le ministre somalien des Affaires étrangères et de la coopération internationale.
Cette déclaration a été faite lors de la 35ème session ordinaire du Forum des chefs d’Etat et de gouvernement dédié à mécanisme de cet organe, vendredi à Addis-Abeba, en marge du 39ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui se tient officiellement ce samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne, siège de l’organisation panafricaine.

Quarante-cinq pays participants sur les cinquante-cinq pays membres de l’UA
Cette adhésion, qui survient après de longues années de guerre civile et la persistance de la menace terroriste dans le pays de la Corne de l’Afrique, porte à quarante-cinq le nombre de pays participants, sur les cinquante-cinq pays membres de l’UA, de cet organe voulu comme un « pilier central du développement en Afrique », selon le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf.
Au cours de ces assises, quatre pays participants se sont accordés à soumettre leurs rapports nationaux de gouvernance à l’évaluation des pairs.
Pour la Sierra Leone, nouvellement réélue au Conseil de paix et de sécurité de l’UA, il s’agissait de l’évaluation de deuxième génération.
Le Ghana s’est soumis à une évaluation ciblée sur la gouvernance d’entreprise comme catalyseur de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) instituée en 2021 pour promouvoir la libre circulation des personnes et des biens avec l’accroissement du commerce intra-régional en Afrique.

Pour sa part, le Zimbabwe s’est manifesté en faveur d’une évaluation ciblée sur la gouvernance et la gestion économiques.
De son côté, Sao Tomé-et-Principe a porté son intérêt sur une évaluation ciblée sur le tourisme comme moteur du développement économique, social et culturel.
En ce qui les concerne, le Mozambique, Djibouti et la Namibie ont présenté des rapports d’étape sur la mise en œuvre de leurs programmes d’action nationaux respectifs découlant de différentes évaluations entreprises par le passé.
Quinze évaluations menées à bien en 2025
Selon le bilan officiel, le MAEP comptabilise un total de quinze évaluations menées à bien au cours de 2025. Créé en 2003, le MAEP a pour principaux objectifs : renforcer la gouvernance, accélérer l’intégration, partage d’expériences et développement durable. Parmi ses domaines d’évaluation spécifiques, figurent la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance et la gestion économiques, la gouvernance d’entreprise et le développement socioéconomique. (FIN/2026)