L’Afrique reçoit seulement 3% des financements dédiés au changement climatique


« En ce qui concerne le financement lié au changement climatique, seulement 3 % des fonds disponibles au niveau mondial sont investis en Afrique. C’est beaucoup trop peu et cela entrave les gouvernements dans la mise en œuvre de leurs plans de développement durable », a déploré dans un entretien à Aznapress Martin Kabaluapa, le directeur régional de cet organisme pour le Bassin du Congo.
Le Bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt pluviale du monde, après l’Amazonie en Amérique latine. Il s’étend sur six pays (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et République démocratique du Congo) et couvre une superficie totale de plus de 3,7 millions de kilomètres carrés. C’est aussi le plus grand puits de carbone du monde.
De l’avis de Kabaluapa, la plupart des pays de la région sont dits à haute couverture forestière et faible déforestation (HFLD), en d’autres termes les taux de déforestation y sont relativement bas. « Dans le cadre des systèmes de financement actuels, cela signifie que ces pays ne sont éligibles qu’à de faibles compensations financières. »
Un investissement dans ces pays est cependant nécessaire pour prévenir la déforestation, et c’est seulement à ce moment-là que des fonds seront disponibles, observe-t-il, précisant que « dans d’autres régions du monde, des fonds sont utilisés pour prévenir la déforestation attendue ».
Le rapport « Planète vivante » est une étude sur les tendances mondiales de la biodiversité et de la santé de la planète. Il est publié tous les deux ans. L’édition 2024 en est le quinzième. Son Indice Planète vivante (IPV) sur lequel il s’appuie se veut un signal d’alerte précoce du risque d’extinction de cette biodiversité et ses populations animales. (Fin)