Près de 7.000 milliards dollars par an d’investissements responsables des crises du climat

YAOUNDE, 15 octobre (Aznapress) — Les volumes des investissements responsables de l’aggravation des crises de la nature et du climat dans le monde demeurent colossaux, et freinent l’atteinte des objectifs liés à la lutte contre le réchauffement planétaire au rang desquels la réduction des gaz à effet de serre, s’inquiète le Fonds mondial pour la nature dans un rapport.
« L’argent continue d’affluer vers des activités qui alimentent les crises de la nature et du climat : les financements privés, les avantages fiscaux et les subventions qui exacerbent le changement climatique sont estimés à près de 7.000 milliards de dollars américains par an », souligne le rapport « Planète vivante 2024 » du Worldwide Fund of nature (WWF) ou Fonds mondial pour la nature en français.
« En comparaison, les flux financiers sur la nature représentent la somme dérisoire de 200 milliards de dollars américains. En orientant seulement 7,7% des flux financiers « négatifs », nous pourrions combler le déficit de financement pour des solutions fondées sur la nature au profit de la biodiversité, du climat et du bien-être des individus », suggère-t-il.
Le rapport « Planète vivante » de WWF est une étude sur les tendances mondiales de la biodiversité et de la santé de la planète. Il est publié tous les deux ans. Son Indice Planète vivante (IPV) sur lequel il s’appuie se veut un signal d’alerte précoce du risque d’extinction de cette biodiversité et ses populations animales.
L’édition de 2024, la quinzième, publiée jeudi sous le titre « un système en déclin » et dont Aznapress a obtenu copie suggère que « les solutions fondées sur la nature pour atténuer le changement climatique peuvent contribuer à réduire les gaz à effet de serre de 10 à 19%, tout en profitant aux écosystèmes et en améliorant les moyens de subsistance » des individus. (Fin)