Pression accentuée sur les compagnies extractives en zone CEMAC pour le rapatriement des devises

YAOUNDE, 21 janvier (AZNAPRESS) — En quête de financements en faveur des économies nationales de ses pays membres confrontés à de graves déficits budgétaires, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) accentue la pression sur les compagnies extractives pour le rapatriement des fonds détenus dans des comptes à l’extérieur.
En marge d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’organisation régionale qui se tient ce jeudi 22 janvier à Brazzaville au Congo, le Conseil des ministres de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), institution chargée de la supervision de la politique monétaire communautaire, a insisté mercredi sur l’exécution d’une mesure récente portant à 70% le taux de rapatriement de ces avoirs.
Ce taux représente le double de celui jusqu’ici en vigueur, soit 35% pour un montant de 7.914,4 milliards de francs CFA à fin septembre 2025 contre 8.043,3 milliards de francs CFA à la même période en 2024, indique l’UMAC.
Pour cet organe, la mesure vise à harmoniser la pratique de rapatriement des devises par tous les agents économiques dans les six pays membres de la CEMAC, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad.
Cette mesure est plus stricte pour les banques commerciales, tenues de rapatrier la totalité des fonds détenus dans leurs comptes à l’extérieur.
La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) basée à Yaoundé au Cameroun autorise aussi les entreprises extractives à ordonner à partir de la CEMAC ou hors de la CEMAC des règlements en faveur de leurs fournisseurs étrangers.
Le principe de l’Union monétaire de l’Afrique centrale consacré par ses textes, de même que les statuts de la BEAC et la Convention du Compte d’Opérations imposent à tous les pays membres de la CEMAC et aux agents économiques de centraliser à la banque centrale toutes les recettes d’exportations. (FIN/2026)