Eaux transfrontalières : le Sénégal vante son modèle de gestion intégrée avec ses voisins

ADDIS-ABEBA, 13 février (AZNAPRESS) — En marge des travaux du 39ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenu à Addis-Abeba, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Niang a vanté la gestion intégrée des cours d’eau et des eaux souterraines transfrontaliers entre son pays et ses voisins en la décrivant comme un modèle de coopération réussie.

  L’Union africaine a consacré 2026 comme « année de la durabilité de l’eau », en s’appuyant sur son Agenda 2063, instrument de référence adopté en 2013 porté par le slogan « l’Afrique que nous voulons » et l’ambition de faire de l’Afrique un continent économiquement prospère et totalement intégrée par la libre circulation des personnes et des biens à l’horizon 2063.

  Dans le même ordre d’idées, l’organisation panafricaine a choisi d’organiser son 39ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne, son siège, sous le thème « assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

  Défis colossaux sur l’accès à l’eau potable et l’assainissement

  Ce choix vise à mettre en lumière les défis colossaux que posent l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique, en dépit d’un énorme potentiel hydraulique.

De l’avis du ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Niang dans une interview avec AZNAPRESS en marge du sommet, « ce sont des défis qu’on retrouve sur le continent africain en général. D’où l’intérêt pour l’Union africaine de réserver le thème de cette année à cette problématique ».

  « Il est important que les pays puissent se réunir et échanger les expériences pour voir ce qui peut être construit en matière de politiques africaines en rapport avec ce thème. Nous avons sur le plan régional des exemples de coopération et d’intégration réussies », a-t-il dit après avoir participé à un dialogue de haut niveau organisé à l’initiative du Maroc sur le sujet.

  Le ministre a illustré son propos en citant la coopération entre le Sénégal et ses voisins (Mauritanie, Mali, Guinée-Bissau, Guinée et Gambie) comme un modèle de gestion intégrée des cours d’eau et des eaux souterraines transfrontaliers partagés qui permet de réduire « tout risque de conflit ».

  Ce mécanisme permet aussi de « tirer profit fortement de ce que le fleuve Sénégal et le fleuve Gambie peuvent d’offrir en termes d’énergie et de cohésion sociale ».

  « Quand il n’y a pas de conflit et que des gens se retrouvent, cela favorise des relations plus serrées. C’est ce qui se passe entre le Sénégal et les pays voisins », a-t-il affirmé en outre. (FIN/2026)

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