Union africaine : intérêt croissant autour du Conseil de paix et de sécurité

  ADDIS-ABEBA, 12 février (AZNAPRESS) — L’élection de dix nouveaux membres parmi une multitude de candidatures au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) mercredi à Addis-Abeba en Ethiopie lors d’une session ministérielle en prélude au 39ème sommet des chefs d’Etat de l’organisation panafricaine a traduit un intérêt croissant pour cet organe de prise de décisions.

  Après le Cameroun, le Nigeria et l’Egypte en 2025 pour un mandat de trois ans, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Maroc, la Lybie, le Lesotho, l’Afrique du Sud, le Malawi,), le Gabon, la Somalie et l’Ouganda ont été admis pour deux ans au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’UA au terme d’un vote disputé organisé mardi.

  La République démocratique du Congo (RDC) et la Sierra Leone conservent leurs sièges au terme du scrutin.

  C’était à l’ouverture d’une session de trois jours jusqu’à jeudi du Conseil des ministres, qui regroupe principalement les ministres des Affaires étrangères, en prélude au 39ème sommet des chefs d’Etat de l’UA prévu samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne.

De l’avis de Paul-Simon Handy, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et représentant de l’Institut d’études de sécurité de Pretoria auprès de l’UA, dans une interview avec AZNAPRESS, « le Conseil de paix et de sécurité est l’organe de décision de l’Union africaine le plus important ».

  « Pendant de nombreuses années, l’intérêt des Etats n’était pas aussi marqué que ça. En ce moment, les élections sont de plus en plus disputées. Cet engouement nouveau démontre que les Etats membres accordent davantage d’importance à l’organe le plus important de l’Union africaine », a-t-il ajouté.

   Le CPS est composé de quinze membres au total sur les cinquante-cinq pays membres de l’UA. Cinq sont élus pour un mandat de trois ans tandis que les dix autres sont désignés pour deux ans. Ils sont répartis selon les cinq communautés économiques régionales africaines.

  Sur trois postes à pourvoir et remportés par le Bénin et la Côte d’Ivoire, l’Afrique de l’Ouest a enregistré sept candidatures. La Sierra Leone conserve son siège. En Afrique de l’Est, ce nombre était de cinq pour deux sièges en compétition, attribués à la Somalie et l’Ouganda.

  L’Afrique australe a dû départager trois candidats pour trois places, revenues à l’Afrique du Sud, au Malawi et au Lesotho. C’est le même scénario pour l’Afrique du Nord, qui s’est finalement prononcée en faveur du Maroc et de la Libye, après le désistement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

  Pour sa part, l’Afrique centrale réunie au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a fait prévaloir sa tradition de consensus régional en se limitant à deux candidatures pour ses deux potes échus, présentées par le Gabon et la RDC, réélue. (FIN/2026)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *