Libre circulation en Afrique : renforcer la coopération inter-Etats, selon le MAE équato-guinéen

ADDIS-ABEBA, 12 février (AZNAPRESS) — La mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), instituée officiellement en 2021, passe par le renforcement de la coopération entre les pays du continent, a déclaré le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères Simeon Oyono Esono dans une interview avec AZNAPRESS mercredi à Addis-Abeba en Ethiopie.

  Le ministre s’exprimait en marge des discussions de deux jours du Conseil exécutif (qui regroupe les ministres des Affaires étrangères) tenu mercredi et jeudi en prélue du 39ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui a lieu samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne.

Simeon Oyono Esono

Ministre équato-guinéen : « Nous sommes ici à Addis-Abeba, à l’Union africaine, à la réunion du Conseil exécutif pour préparer l’ordre du jour du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Nous avons examiné beaucoup de thèmes comme l’unité, la ZLECAF [Zone de libre-échange continentale africaine, NDLR] », a-t-il dit.

  Promouvoir la libre circulation et accroître le commerce intra-régional

La ZLECAF a été instituée officiellement en janvier 2021, cinq ans après son approbation par les chefs d’Etat de l’UA cinq ans auparavant, pour promouvoir la libre circulation des biens des personnes en Afrique, et accroître le commerce intra-régional réputé faible.

  L’initiative était très attendue par les populations africaines, désireuses de circuler librement, sans entrave, d’un pays à un autre du continent. Mais la résistance de certains pays à ouvrir leurs frontières, associée à des tarifs de visas prohibitifs pratiqués par d’autres, limite son impact.

  Pour la Guinée équatoriale, l’accès à son territoire reste notamment marqué quelquefois par des entraves policières, en dépit de la volonté d’ouverture manifestée par les autorités.

  En effet, poussé par Teodoro Nguema Obiang Mangue, premier vice-président en charge de la Sécurité et du Tourisme, le pouvoir de Djibloho, la nouvelle capitale du pays d’Afrique centrale, mène des efforts visant à inscrire celui-ci dans les circuits touristiques internationaux, grâce à ses paysages dignes de cartes postales et une politique appréciable de modernisation des infrastructures.

  Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Diaspora a en outre plaidé pour le renforcement de la coopération « entre les Etats membres de l’Union africaine pour développer nos échanges commerciaux ».

  « Nous devons également améliorer le climat des affaires sur le continent, promouvoir la création d’emplois et la croissance économique pour le bien-être de nos populations respectives », a-t-il encore souligné. (FIN/2026)

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