YAOUNDE, 8 juin (AZNAPRESS) — Un sommet tenu à Malabo en Guinée équatoriale samedi annonce le déroulement des premières opérations liées à l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) fin août au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui enregistre cependant le retrait du Rwanda, un des onze pays membres.
« La Commission a fixé la date du lancement de la zone de libre-échange de la CEEAC au 30 août avec les Etats qui seront prêts en observant le principe de géométrie variable pour l’adhésion ultérieure des autres Etats membres, conformément aux principes énoncés à l’art 3 alinéa a) du Traité révisé », indique le communiqué final du sommet.
En vigueur depuis 2021 après son adoption par l’Union africaine (UA) en 2018, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a été instituée pour mieux rapprocher les peuples africains et stimuler les échanges commerciaux entre les pays membres de l’organisation réputés les plus faibles du monde.
Elle est censée déboucher sur la création d’un marché commun unique pour le commerce de marchandises et de services, favorisant la libre circulation des personnes qui connaît notamment des entraves dans certains pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) comme le Gabon et la Guinée équatoriale, réfractaires à l’ouverture des frontières.
Ces écueils sont à l’origine des retards observés dans l’opérationnalisation de la ZLECAF dans cette région, par ailleurs caractérisée par un faible réseau d’infrastructures de communication ne permettant pas de se déplacer facilement d’un pays à un autre.
D’une superficie de 6,67 millions de kilomètres carrés pour une population totale estimée à 200 millions d’habitants en 2020, la CEEAC se compose de onze pays membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé & Principe, le Rwanda et le Tchad.
En réaction à une décision l’ayant empêché d’accéder à la présidence tournante de l’organisation au terme de son 26e sommet ordinaire tenu à Malabo en Guinée équatoriale samedi, le Rwanda a décidé de se retirer de celle-ci, l’accusant d’être instrumentalisée par son grand voisin la RDC, lequel l’accuse à son tour de déstabilisation dans le cadre de la guerre à l’Est de son territoire. (Fin/2025)